Nous avons crée ce blog afin que notre famille, nos amis puissent partager notre nouvelle vie sur le Fenua! La distance qui nous sépare est bien réelle, mais on ne vous oublie pas ...
Durant ce séjour, c'était donc poisson au dîner tous les soirs!
Pas de poissonnier aux alentours, mais un lagon riche, très riche, et qui fait office de vivier naturel.
En fin d'après-midi, c'était donc partie de pêche pour le dîner.
Pas de poissons = pas de dîner! Grosse pression donc me direz-vous, avec les enfants qui ont toujours faim!
Le matériel de pêche se résume à un fil de nylon + un poids + un hameçon et comme appât, le muscle des pieds d'huîtres perlières (issu de la manip de la journée, que j'avais précieusement mis de côté), ou un bernard l'hermitte que Juju m'avait donné!
Avec ce matériel, il suffit ensuite d'aller sur le ponton et de patienter... 5 minutes au maximum!
Et voilà le 1er poisson que Loan a pêché (de sa vie).
Il était très fier de cette prise.
Il a pu constater, que malgré sa petite taille, et ben, un poisson, ça tire tout de même bien fort!
C'est un poisson aux gros yeux, un poisson écureuil. Espèce qui se pêche à la tombée du jour. Et il en sortira 3 ou 4 comme ça.
Julen, quand à lui, restait à nos côtés, tout excité de ces prises miraculeuses et surprises; il ne savait jamais à l'avance ce que nous allions remonter.
Le voilà en gros plan le poisson écureuil :
(un délice, comparable à nos rougets, avec moins d'arêtes!)
Et tous les soirs, c'est le "carnage"; avec toute la diversité du lagon pour les yeux et les papilles!
Girelle paon à tâche d'encre :
La bassine se remplit en 3/4 d'heure. On fait les difficiles et relâchons les petites pièces pour ne garder que les grosses.
Une des préparations du dîner avant le passage au four :
ça c'est une pêche de nuit (18h30 à 19h00) où il n'y a eu que des cardinals armés en utilisant les muscles de pied d'huître perlière.
Je vais juste vous parler de 4 pêches qui nous ont marquées!
Pêche n°1 : Loan et les Cheilinus trilobatus ou labre maori trilobé (un délice)
Celui là, pêché avec un Bernard l'hermitte. Il fait pas loin du kilos. Et c'est un poisson magnifique; jugez par vous-même! Magnifique opercule vert marbré de rouge. Un poisson endémique des Tuamotus.
Pêche n°2 : Chin et les Chaetodon auriga ou poisson papillon cocher.
En fait, ce n'est pas une pêche volontaire, car ils ne se mangent pas, mais ils sont tellement nombreux et voraces, que la ligne n'a même pas le temps parfois de toucher le fond! Je l'aurais bien mis dans l'aquarium qui m'attend sagement dans la cave à Combaillaux celui-ci..! Mais bon, je l'ai simplement relaché...
Pêche n°3 : le piège à poissons et les Pseudobaliste flavimarginatus ou balistes géants
Avec un collègue de la ferme perlière, je décide de placer au fond du lagon un piège à poissons inutilisé. Il faut mettre des restes de chair d'huître perlière, du pain, dans un filet attaché au centre du piège. Le piège est amené sur les filières de nacre et repose à environ 20 mètres de fond, une nuit entière. Résultats : 2 balistes géants et quelques parasites (les poissons papillons!).
Un baliste, c'est un prédateur des nacres et cela possède de très bonnes dents:
Mais c'est aussi très bon... avec un petit blanc de chez nous : un Picpoul de Pinet frais (apporté de Tahiti)!
Nous aurions pu certainement en pêcher plus si nous avions relevé la masse le matin de bonne heure. On nous a dit que des poissons avaient sûrement réussi à se libérer durant la matinée. Mais bon, on n'avait plus faim avec ces deux là!
Pêche n°4 : ramassage de bulots géants!
Des collègues sont allés sur l'île aux récifs ramasser un mets recherché ici, et qui ressemble en goût et texture au bulot de chez nous. Lorsque la bébête se recroqueville dans sa coquille; un opercule solide le protège, épaisse d'environ 1 cm pour les plus gros sujets. Les enfants en font la collection tellement c'est joli. Ici, ils les gravent pour en faire des souvenirs.
Sur le même site de pêche au bout du ponton, lorsque l'on vide les restes de poissons dans le lagon... rien ne se perd! De magnifiques pointes noires (inofensifs) arrivent à coup sûr pour nettoyer tout ça.
Bon la prochaine fois, c'est promis, on se fera quelques ailerons de requin!...
C'est je crois aussi cela la magie de la Polynésie et des Tuamotus : des qualités d'eau excellente, qui préservent cette quantité et cette diversité de poissons lagonaires. Ici, plus qu'ailleurs : on ne meurt pas de faim!