Nous avons crée ce blog afin que notre famille, nos amis puissent partager notre nouvelle vie sur le Fenua! La distance qui nous sépare est bien réelle, mais on ne vous oublie pas ...
Trajet qui va nous emmener au sud de l'île sud.
A mi-chemin entre Oamaru et Dunedin, il y a Moeraki avec ses fameuses Boulders!
Aux abords du parking, un prés avec des lamas ou des alpagas, je ne sais pas trop. Ils élèvent ces animaux pour leur laine qu'ils transforment localement en vêtements et autres tissus d'ameublement. Cette activité n'est pas anectodique comme en France. Nous avons vu de nombreux élevages tout au long de notre voyage.
Pour info, la NZ est le troisième producteur mondial de laine (mouton y compris biensûr!), derrière la Chine et l'Australie; la France n'est que dix-neuvième...
Chin nous appelle, il est pressé de descendre sur la plage...
Surprenant ces boules de pierre posées ça et là sur cette grande plage.
Certaines sont encore à moitié enterrées, le ressac n'ayant pas terminé son oeuvre de désenfouissement... Mayline, probablement inspirée par la beauté des lieux...
Certaines sont d'une rondeur quasi parfaite pouvant laisser croire que la main de l'homme les a façonnées... Regardez comme celle-ci est grosse!
Il n'en est évidemment rien. C'est dame nature qui a réalisé cet exploit.
Ces grosses pierres rondes posées sur le sable sont en fait des concrétions de débris de coquillages et de végétaux vieilles de plusieurs millions d'années. Certaines d'entre elles atteignent les deux mètres de diamètre.
La mer, le vent, la pluie grignotent jour après jour ces sphères et certaines ne sont plus que débrits.
D'autres sont encore probablement enfouies dans la falaise et le sable...
Et tout finira par disparaitre un jour...
Sur le sable, de grosses algues d'un poids impressionnant (on a voulu en soulever une, nous n'avons pas réussi!!!). Au fil de notre voyage, nous verrons que ces algues sont également présentes en grande quantité sur la côte Ouest et que leur taille peut atteindre plusieurs dizaines de mètres.
Leur pied d'encrage était gros comme une assiette!
Elles ont inspiré Loan... Le besoin de dessiner n'est jamais très loin chez lui...
Les boulders aussi y ont eu droit... mais je pense que Juju et May n'ont toujours pas compris ce que leur frère a voulu dessiner... je les sens perplexes...
Par endroit, des centaines de ces petits coquillages aux teintes irisées.... mais ce qui prédomine, ce sont les coquilles de palourdes.
Nous avons profité de cet endroit en tout début de matinée (on dit que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et c'est VRAI quand c'est la saison des touristes!!!) car une heure plus tard, ça faisait moins rêver...
C'est le moment que nous avons choisi pour reprendre la route... Nous traversons Dunedin, une vraie ville ...
... tellement grande que nous réussissons à nous perdre pendant une petite heure avant de retrouver notre route... et évidemment, c'est pile à ce moment que les enfants crient à l'arrière qu'ils ont faim... bon, en même temps, il est plus de 13H... heureusement, un KFC nous sauve en bord de route. C'était pas terrible ( dans le menu famille, il y avait un pot de purée de pommes de terre brûlante avec une sorte de sauce de viande??? y a pas ça chez nous?!) mais tout le monde a le ventre rempli...
Le calme est revenu dans le camping-car...
Sitôt la ville quittée, la campagne reprend ses droits... Nous traversons Milton, une petite bourgade tristounette...
Le long des routes, partout des sortes de formium en fleur...
Nous arrivons dans le parc naturel des Catlins: landes rurales, forêts de podocarpes, côtes déchiquetées, lacs cachés et cascades constituent ce décors. La faune y est riche et rare à la fois. Nous avons la chance de voir passer devant nous un takahé... un magnifique oiseau bleu, gros comme une poule, aux pattes massives, endémique de l'île sud et en voie d'extinction... Il est passé tellement vite que je n'ai pas de photo perso à vous montrer, mais voilà à quoi il ressemble...
Nous en avons aperçu deux ou trois fois seulement dans le sud/sud ouest de l'île.
Nous improvisons une ballade jusqu'aux Matai falls, histoire de découvrir à quoi ressemble cette forêt primaire...
L'île sud est en pleine campagne de desctruction des opossums. Partout aux départs des sentiers et le long des routes, on a pu voir cet avertissement. Les opossums, de part leur trop grand nombre, sont considérés comme des nuisibles dans l'île sud. Ils ont été importés d'Austalie en 1837 en vue de développer un commerce de fourrure (celle-ci ayant des qualités thermiques semblables à celles de l'ours polaire!) mais n'ayant aucun prédateur naturel, ils se sont vite développés, envahissant tout le territoire. Depuis 1940, on traque régulièrement l'opossum car on le sait responsable de la transmission de la tuberculose bovine mais également de la destruction de la flore et la faune locale (avec notemment, la destruction des nids de Kiwis!!!).
Tout ça pour vous dire qu'à part écrasés sur les routes, on n'en n'a pas vu un seul !!!
La forêt est un mélange de feuillus et de fougères arborescentes, de fougères communes. Il y fait froid et très humide. Des odeurs d'humus nous chatouillent les narines...
Puis, c'est le stop dans un petit camping du DOC, en bordure de plage. Une trentaine de places dont seulement deux sont occupées par des vans. On s'y sent vraiment coupé du monde. Ce DOC a la particularité, comme d'autres ailleurs, de n'être géré par personne. Il y a juste une boite aux lettre où l'on laisse le montant de notre participation à la gestion de ce genre de camping, à savoir, 10 dollards par personne. J'imagine ce principe en France... Le camping serait plein et personne ne payerait quoi que ce soit. J'aime cette droiture néozélandaise. ça fait juste du bien.
Et d'ailleurs, je rebondis sur cela pour vous dire que voyager en camping-car en NZ est juste du bonheur concernant la sécurité. Jamais d'agression, jamais de problème. Nous nous sommes sentis vraiment tranquilles partout.
Un petit sentier nous mène à une plage sauvage, totalement déserte. C'est en fait une sorte de lagune qui est soumise aux marées. La mer est tout au bout.
Encore des coquilles de palourdes en grande quantité... certaines ont une coquille anguleuse...
Sur le chemin du retour, un oiseau picore le sable avec voracité...
Il se régale d'un poisson plat qu'il a attrapé...
Nous passons une soirée tranquille avec en unique bruit de fond le chant flûté des oiseaux cachés dans les arbres.
Le réveil est humide et froid. On déjeune de muffins grillés avec du nutella, de pêches et d'abricots et on quitte le camp pour nous rendre du côté de Riverston...