Nous avons crée ce blog afin que notre famille, nos amis puissent partager notre nouvelle vie sur le Fenua! La distance qui nous sépare est bien réelle, mais on ne vous oublie pas ...
... Il y a eu Ahe, petit atoll des Tuamotu où Chin devait se rendre pour son travail. Comme c'était les vacances, nous avons décidé de le suivre pour une semaine...
Au travers des hublots, les fermes perlières se succèdent avant l'atterrisage. Ahe fait parti des quelques atolls où l'activité perlière s'est maintenue. On compte une soixantaine de fermes actuellement. Chin n'avait pas encore de partenaire à cet endroit, c'est chose faite depuis peu, d'où notre présence ici...
Nous avons logé chez Raita et Willy, deux polynésiens d'une grande gentillesse, elle, ancienne chanteuse et lui ancien perliculteur reconverti dans le tourisme (c'est aussi le pompier de Ahe!). Je vous les montre lors d'une soirée "chansons" bien sympathique...
A peine arrivés (j'entends par là, à la sortie de l'avion!) que Chin est parti avec le boss de la ferme chez qui il devait aller mettre ses nacres à l'eau (ça fait bien 5H qu'elles étaient dans une glacière). Ici, la vue de la ferme...
Vite vite, les hommes placent les nacres dans les kangarou...
On les mets à l'eau devant la ferme au fur et à mesure...
Puis on les emmène en plein lagon , là où elles grandiront durant plusieurs mois...
De mon côté, j'ai pris le bateau avec les enfants afin de nous rendre à la pension...
Installation puis... farniente... Julen part s'adonner à son activité préférée, la recherche de bernard l'hermitte...
Devant notre bungalow, il y a un long ponton duquel les enfants ont plongé, pêché avec leur papa...
A la nuit tombée, dans les Tuamotu, on pêche les rougets à une vitesse folle!
Et comme on n'avait pas à se soucier de la nourriture puisqu'on était en pension complète (je vous raconte pas, on a mangé comme des ogres, c'est Raita qui faisait la cuisine!), et bien, les pêches servaient à nourir ces pauvres requins pas capables d'attraper les poissons tout seuls... C'était la furie furieuse sous le ponton!
Les premiers jours se sont donc écoulés tranquillement pendant que papa était au travail à la ferme...
Puis, quand papa a eu terminé, nous nous sommes retrouvés tous ensemble pour faire une excursion sous le signe de la pêche à la palengrotte! Quelques longueurs de nylon (de quoi toucher le fond, donc une bonne quinzaine de mètres à cet endroit), des hameçons, un baton pour enrouler le fil, un bon spot à proximité d'une patate de corail, du doigté et le tour est joué!
Loan a été grandiose! ici sa plus grosse prise, un gros mérou! difficile à remonter la bestiole...
Ici, c'est une de mes prises, plus modeste, mais on fait ce qu'on peut... Il faut bien sentir le moindre mouvement le long du fil de nylon (qui est très long!), au moment où le poisson mord après l'appât et tirer d'un coup sec pour le ferrer! C'est pas toujours évident... on a remonté nos lignes vides un certain nombre de fois...
Ici, c'est Cristophe, le "pilote" du navire! Un pro de la palengrotte: 1 poisson toutes les 5 minutes.... heu, respect...
Bon, au final, on a bien assuré. On a rempli deux seaux de bons poissons! Le seul que nous avons gardé pour appâter a été celui à pois bleus, une sorte de mérou, toxique pour l'homme (on s'en serait un peu douté vu sa jooolie couleur...).
Le tout a été grillé sur un barbecue improvisé 1 H après sur un motu... plus frais que ça, difficile... Le seul point noir a été les hordes de mouches qui sont arrivées au moment de la dégustation. Vous ne pouvez pas vous imaginer, on a du en gober une dizaine chacun... Moi, j'ai très vite zappé le poisson au profit des germes de coco, du pain coco, du poisson cru et du hipo (sorte de gâteau fait de farine de mais, de lait de coco, de pulpe et de sucre)...
Nous sommes rentrés un peu fiu, mais contents de notre journée...
Un autre jour, nous avons fait une longue ballade en kayak le long du lagon... le temps était incertain, nous avons pris la pluie deux ou trois fois, mais c'était drôle...
Cette petite barraque bleue, c'est l'ancienne ferme d'une copine, Timeri, qui travaille la perle à Taravao... Vu sa taille, c'est évident qu'elle ne pouvait pas résister à la concurrence...
Notre promenade avait pour objectif de nous rendre dans la seule forêt primaire encore existante aux Tuamotu. Nous l'avons aperçu au dessus des cocotiers et nous avons laissé nos kayaks sur le sable pour nous y rendre...
Une très forte odeur de guano, de l'herbe au sol (ça peut sembler bête à dire, mais il n'y a jamais d'herbe sous les cocotiers en temps normal, signe d'une hyperfertilisation)... vous l'aurez compris, la forêt primaire abrite des grandes colonies d'oiseaux...
Les cocotiers laissent place à de grands arbres à la haute canopée... Là aussi, ça peut vous sembler "normal", mais il n'y a plus d'arbre depuis bien longtemps dans les Tuamotu... Le cocotier est roi.
Les oiseaux nichent en haut des arbres. Notre présence les dérange: ça piaille de tous les côtés. Des oiseaux volent vers nous dans une attitude menaçante. Clairement, nous sommes sur leur territoire.
Soudain, dans la souche d'un arbre, j'aperçois une nuée d'abeilles...
Nous imaginons le bon miel qu'il doit y avoir à l'intérieur de l'arbre... et nous passons notre chemin...
Le retour a été un peu dur, les courants nous emportant vers le lagon... Nous avons bien mérité notre repas ce jour là...
Il y a eu des ballades entre garçons le long du récif, avec ramassage de maoas et de petites porcelaines...
Sans parler des baignades et des parties de ping-pong...
Bref, une bonne semaine qui a bien déconnecté tout le monde de la période scolaire!
L'avion du retour a eu de retard, alors, nous sommes allés en bateau à la ferme où a travaillé Chin. La grosse mama cuisinière tahitienne, à qui il manquait la moitié des dents, a donné à manger aux enfants. On a fouillé dans les placards, on a trouvé une plaque de chocolat à leur offrir (le village où il y a l'unique petit bouiboui est à une bonne demi heure en bateau). Des bières pour tout le monde. Comme je n'aime toujours pas la bière, on m'a même proposé du whisky d'un air timide ( ça coute cher le whisky ici!) que j'ai évidemment refusé ( 10h du mat en plein soleil, je vous raconte pas le massacre!!!), ça eu l'air de les attrister que je ne boive que de l'eau, mais ils ont fini par se dire que c'était surement car j'étais une popa'a... tout ça simplement ...
Puis, l'avion est enfin arrivé, on nous a prévenu par téléphone pour qu'on rapplique à l'aéroport. Au décollage, nous avons fait coucou à Willy... qui avait repris sa casquette de pompier, comme à chaque avion qui décolle ou atterit sur Ahe...
Ioarana Ahe et à de ces jours peut-être...